Le projet Loro Verde est né lors de mon premier voyage en Amazonie dans un village Yawanawa. L'idée m'est alors venue de créer une structure qui puisse valoriser l'artisanat indigène tout en dégageant des fonds pour financer des projets sociaux et culturels.
Mais surtout ce qui me tenait à cœur était de faire découvrir ces cultures et leurs symboles à mes compatriotes et amis européens. Cela s'inscrivait totalement dans la lignée que je suivais jadis en étudiant l'anthropologie.
A mon retour, mes valises pleines d'artisanat, j'ai commencé à vendre à droite à gauche de manière informelle à des amis mais toujours avec cet impératif de partager les recettes équitablement avec les projets que je supportais à l'époque. Junglekeepers de Paul Rosoly au Pérou mais aussi le projet de Benki Piyako Ashaninka au Brésil en faisaient alors partie.
J'ai ensuite l'année dernière entamé un autre voyage qui m'a amené jusqu'en Colombie dans la vallée de Sibundoy. Bien que portant un poncho Kamëntsa depuis des années et l'aimant plus que tout, je ne m'étais jamais rendu dans cette ethnie native de cette vallée. Apprendre que les artisans de cette vallée étaient reconnus pour leur artisanat dans toute la Colombie précipita mon choix de m'y rendre.
Je fus alors accueilli dans la maison d'une Mamita reconnue, compagne du Taita d'une bonne amie à moi, Sandra, qui est l'âme créative derrière le logo de Loro Verde. Je fus frappé de la similitude à certains égards de ce territoire avec la culture Wixarika. Les arbres du Paramo surplombant la vallée ressemblent étrangement aux arbres qui veillent dans le désert de Wirikuta, les masques en perles de verre des Kamëntsa pourraient aisément se retrouver dans une maison de Jalisco sans oublier que les Chamanes de ces communautés, influencés par le christianisme ont pour coutume d'utiliser une bougie qu'ils font parcourir sur tout le corps avant chaque cérémonie pour absorber les énergies à décharger.
Inutile de vous dire que l'arrivée dans cette contrée où la végétation entre pinède et arbres tropicaux fut bouleversante à de nombreux égards. J'y restai quelque temps. Assez du moins pour rencontrer de superbes artisans avec qui je commençai le projet en juillet 2025. Je réalisai mes premières ventes à Marseille lors du marché des créateurs de Noël. Je pus alors constater ce qui plut aux publics français et passer commande à mes chers amis Kamëntsa et Inga pour amener le projet un peu plus loin.
Si vous êtes parvenu jusqu'ici, je tenais à vous remercier pour votre lecture et curiosité. Histoire à continuer !
Pai Pai ! Pamparios !